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Trois syndicats quittent le comité de lutte contre les violences sexuelles de l'UQO

Trois syndicats quittent le comité de lutte contre les violences sexuelles de l'UQO

Trois syndicats viennent de quitter le comité de lutte contre les violences sexuelles de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) présent sur ses campus de St-Jérôme et Gatineau.

Les syndicats représentant les chargés de cours, les professeurs et les étudiants salariés reprochent à la direction de l’UQO un manque de transparence quant à la nomination et à la gouvernance du groupe censé mettre en place des changements pour éliminer les violences sexuelles en milieu universitaire.

« La création d’un comité consultatif chapeauté par un comité décisionnel constitué uniquement de cadres crée une illusion de collégialité qui est impropre au contexte universitaire et qui mine le succès de l’initiative dans son ensemble », a soutenu Louise Briand, présidente du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO).

Les syndicats déplorent également que les membres du comité soient tenus de garder les discussions du comité et sa composition secrètes, tout comme le processus de consultation et de prise de décision.

« Cette confidentialité nous apparaît contraire à l’objectif de mettre en place des changements au sein de l’ensemble de la communauté universitaire. Une poignée d’individus ne pourront jamais éliminer au terme de quelques rencontres secrètes les violences sexuelles en milieu universitaire », a affirmé Sophie Potvin, présidente du Syndicat des étudiants et étudiantes salariés de l’UQO (SEES-­UQO).

L’intégration des étudiantes salariées et des chargées de cours est par ailleurs problématique par le refus de l’UQO de les rémunérer.

« Vu la nature de ce comité, ce sont surtout des femmes qui y siègent. L’UQO aurait-­elle exigé un travail bénévole si ce comité avait été majoritairement masculin? », a déclaré Marie-­Josée Bourget, présidente du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO).

Le Comité consultatif pour une communauté exempte de harcèlement, de violence et d’agression à caractère sexuel s’est réuni pour la première fois le 22 mars dernier. Le SCCC-­UQO y était officiellement représenté par trois membres, le SEES-­UQO par deux membres et le SPUQO par une membre.

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