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District 31 véhicule de fausses infos sur le VIH selon le Centre Sida Amitié

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L'émission District 31 sur les ondes de Radio-Canada véhicule de fausses informations sur le VIH selon la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le VIH/sida (COCQ-SIDA).

Le regroupement, dont le Centre Sida Amitié de St-Jérôme fait partie, a décidé de réagir publiquement aujourd'hui après la diffusion des épisodes de jeudi et lundi dernier et demande que le diffuseur public rectifie les faits.

On soutient que les auteurs ont propagé de l’information préjudiciable et erronée sur certains enjeux de la lutte contre le VIH/sida, en ce qui a trait notamment à la criminalisation de la non-divulgation du VIH, le respect du secret professionnel et en comparant une personne vivant avec le VIH à un tueur en série.

« Le droit est clair : ce ne sont pas toutes les relations sexuelles sans divulgation préalable du statut sérologique qui sont criminelles. Pourtant, c’est ce qui est mentionné – voire martelé – dans ces épisodes. De généraliser sur un sujet tel que la criminalisation de la non-divulgation de la séropositivité en faisant dire aux personnages – et en faisant ainsi croire aux auditeurs – que toute non-divulgation est criminelle, c’est un grave manque de rigueur qui ne contribue en rien à améliorer la perception des personnes vivant avec le VIH auprès du grand public. », peut-on lire dans le communiqué de presse envoyé mercredi.

Une insulte

Bien qu’habituellement la COCQ-SIDA se réjouit que le VIH soit abordé dans des émissions diffusées aux heures de grande écoute, elle considère que ces épisodes de District 31 sont une insulte à la lutte menée depuis tant d’années et que les auteurs ont manqué de rigueur.

« Ces épisodes ont propagé ces idées alors même que l’on sait que, lorsqu’un traitement antirétroviral est suivi (c’est habituellement le cas lorsque la personne est suivie par un médecin, comme dans l’épisode), la quantité de virus dans le sang d’une personne vivant avec le VIH peut diminuer à un point tel que le virus ne peut plus se transmettre, même sans autre moyen de protection. C’est la science qui est claire à cet effet. Charge virale indétectable = intransmissible. Au Canada, 91 % des personnes séropositives traitées ont une quantité de virus qui se situe sous le seuil de la détectabilité ; virus qui ne peut se transmettre vu sa faible quantité. »

Réaction de Radio-Canada

Le directeur des relations publiques et promotion à Radio-Canada, Marc Pichette, a indiqué que l'auteur Luc Dionne s'est basé sur une jurisprudence large et complexe et qu' « on ne peut exiger d’une émission dramatique, et encore moins de personnages de fiction, d’aborder de tels sujets en explorant toutes leurs nuances. Il y a manifestement matière à débat, mais celui-ci trouvera mieux sa place dans une émission d’information. »

Votre couleur musicale au travail

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avec Catherine Duranceau

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