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Le Cégep de Saint-Jérôme s'attaque aux commotions cérébrales

Le Cégep de Saint-Jérôme s'attaque aux commotions cérébralesCégep de Saint-Jérôme

Le Cégep de Saint-Jérôme (CSTJ) a décidé de s'attaquer aux commotions cérébrales.

Évaluation rapide au moindre impact et protocole médical rigoureux, retrait immédiat du jeu et mesures d’accommodement pour que l’étudiant-athlète se concentre sur sa convalescence, le collège a procédé en août 2017 à une série de changements importants pour prévenir les commotions cérébrales de ses Cheminots.

Un protocole était déjà implanté depuis des années pour détecter ces blessures invisibles parfois difficiles à diagnostiquer, mais l'établissement scolaire jérômien va plus loin avec le Guide de gestion des commotions cérébrales dans le cadre des activités des équipes sportives, élaboré par des professionnels de la santé.

Protocole médical rigoureux avec 13 étapes détaillées

La reprise des activités est désormais conditionnelle à la réussite de certains tests cliniques bien précis en collaboration avec la clinique Action Sport Physio de Saint-Jérôme, comme l'indique Richard Campeau, coordonnateur du Service d’animation sportive au Cégep de Saint-Jérôme.

« À titre d’exemple, notre ancien protocole ne tenait compte que d’un seul indicateur. Celui-là, qui a été élaboré par des professionnels de la santé, en prend 9 en considération! Avec ce nouveau protocole, c’est le physiothérapeute qui détermine quand l’étudiant-athlète est prêt à revenir au jeu ou à reprendre ses études. Ce n’est pas l’entraîneur ni l’enseignant. Cette décision n’est pas influencée par les matchs ou les examens importants à venir. Elle tient vraiment compte de l’état du jeune. De plus, il y a des balises claires pour guider les interventions de l’entraîneur, des enseignants et autres professionnels, afin que l’étudiant ne ressente aucun stress supplémentaire inutilement. Il peut donc se concentrer exclusivement sur son rétablissement. On prend vraiment soin de nos athlètes », fait valoir M. Campeau.

Le guide prévoit notamment :

  • Un test de base en début d’année pour évaluer la condition de tous les étudiants-athlètes, à leur état normal.
  • Une intervention et une évaluation rapides, au moindre impact laissant croire qu’un étudiant-athlète aurait pu subir une commotion cérébrale.
  • Un protocole médical rigoureux où chacune des 13 étapes est détaillée. C’est le physiothérapeute qui détermine si l’étudiant peut passer à la suivante. Ce protocole prévoit notamment un retrait immédiat du jeu, une période de repos complet (aucun téléphone, écran, musique, travail ou études), une reprise graduelle des activités et des tests d’évaluation (Buffalo test et Chicago test).
  • Un suivi serré pour s’assurer que le protocole est bien respecté par l’étudiant-athlète.
  • Un processus de communication entre les intervenants (entraîneurs sportifs, enseignants, aide pédagogique individuelle, professionnels des ressources d’aide, etc.) pour éviter que l’étudiant ne soit bombardé de messages de tous bords, tous côtés. Le coordonnateur du Service d’animation sportive agit à titre de relais entre interlocuteurs et il est le seul à pouvoir communiquer avec le jeune.
  • La possibilité, advenant une absence prolongée justifiée, d’obtenir la mention « incomplète » au bulletin.

Subir une commotion cérébrale, c’est recevoir un coup à la tête – ou à toute autre partie du corps qui transmet l’impact à la tête – dont la force équivaut au choc provoqué par une voiture qui frappe un mur de briques à une vitesse de 60 à 80 km/h![1] Au Canada, on estime que 64 % des jeunes de moins de 18 ans sont victimes d’au moins une commotion cérébrale. Ce type de blessure est particulièrement courant chez les joueurs de hockey, de football et de soccer, où la proportion de jeunes touchés peut atteindre 50 %.[2]

« Par ce document, le CSTJ réaffirme son engagement envers ses étudiants-athlètes, en mettant en place des mécanismes pour assurer leur sécurité et leur bien-être dans la pratique de leur sport, tout en favorisant la réussite de leurs études », conclut Patricia Tremblay, directrice adjointe aux études au CSTJ.

[1] Selon le Rapport du groupe de travail sur les commotions cérébrales qui surviennent dans le cadre de la pratique d’activités récréatives et sportives du gouvernement du Québec, publié en mars 2015.
[2] Selon le document Commotions cérébrales dans le sport, publié sur le portail du gouvernement du Canada.

Les Cheminots en bref :

  • 10 équipes
  • 181 étudiants-athlètes
  • Basket-ball féminin (division 2) : 9
  • Basket-ball masculin (division 2) : 13
  • Cross-country mixte : 18
  • Football masculin (division 3) : 37
  • Natation mixte P : 30
  • Soccer féminin (division 2, à l’intérieur) : 17
  • Soccer masculin (division 2, à l’intérieur) : 17
  • Volley-ball féminin (division2) : 13
  • Volley-ball masculin (division 1) : 15
  • Volley-ball masculin (division 2) : 12
  • Retour du programme cheerleading dès l'automne 2018 après plus de 5 ans d'absence
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