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Des dysphasiques réclament de meilleurs services remboursés par la RAMQ

Des dysphasiques réclament de meilleurs services remboursés par la RAMQpexels.com

Un groupe d'adultes dysphasiques veut attirer l'attention sur leurs conditions de vie en cette campagne électorale.

Une conférence de presse se tenait à Montréal ce matin pour faire connaître ce trouble développemental du langage et exiger du futur gouvernement des investissements et de meilleurs services remboursés par la RAMQ, notamment en orthophonie.

Ce mouvement est l'initiative de François Gosselin, un jeune homme de 26 ans de Lorraine, qui fait partie des 200 000 dysphasiques de 30 ans et moins au Québec et du groupe Parlons Dysphasie mis sur pied pour sensibiliser la population, faire la promotion de la recherche et des services aux dysphasiques au Québec.

M. Gosselin dénonce que les ressources soient quasi inexistantes après la période de la petite enfance et que les dysphasiques soient confrontés aux listes d'attendre ou obligés de se tourner vers le privé.

« On n'offre pas les services en orthophonie de façon intensive à tous les dysphasiques, peu importe la sévérité, ce qui nous permettrait d'avoir un diplôme d'études secondaire et aussi d'avoir un travail. Je dis aux partis politiques, vous ne voulez pas investir ? Vous ne voulez pas en parler ? C'est correct, mais ne soyez pas surpris qu'une majorité des dysphasiques sont sur l'aide sociale, sans diplôme et avec des problèmes de santé mentale. »

François Gosselin, qui affirme haut et fort représenter tous les dysphasiques du Québec, veut prendre sa place dans la société et ne lâchera pas le morceau. Il veut se faire entendre afin que la classe politique se réveille.

« Pour moi, organiser ce point de presse et parler devant une assistance, c'est comme monter l'Everest pas de jambes. La dysphasie, c'est comme si notre langue maternelle est étrangère à nous-même. Je pense que mon vécu doit être entendu. », souligne-t-il.

Des répercussions au quotidien

Selon l'organisme Dysphasie Laurentides, cette problématique, d’origine neurologique, affecte l’expression ou l’expression et la compréhension du langage. En d’autres mots, ce trouble affecte la communication dans son ensemble, ce qui entraîne bien souvent des répercussions sur diverses activités de la vie quotidienne.

De plus, sans toutefois être toujours présentes, d’autres habiletés liées de près ou de loin à la communication peuvent également être touchées telles la motricité, la coordination, l’organisation, la notion du temps et l’orientation dans l’espace. Les garçons sont trois fois plus touchés que les filles.

Selon l'Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec, 9,4 % des enfants de 5 ans présentent un trouble développemental du langage ou dysphasie. De ce nombre, 72 % se retrouvent avec une problématique persistante du langage à l’âge de 12 ans. 

« Saviez-vous que 80% des troubles d’apprentissage scolaire sont reliés à un trouble du langage oral ou écrit ? Saviez-vous que la dysphasie est 7 fois plus fréquente que l’autisme ? Pourtant, on entend peu parler des troubles du langage dans le débat sur les difficultés d'apprentissage. Il faut faire quelque chose. », conclut François Gosselin qui poursuit ses études afin d'obtenir son diplôme d'études secondaires.

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