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La conseillère Nathalie Lasalle quitte le parti du maire de Saint-Jérôme

La conseillère Nathalie Lasalle quitte le parti du maire de Saint-Jérôme

La conseillère Nathalie Lasalle justifie sa décision de quitter l'équipe du maire de St-Jérôme

il y a 5 mois

La conseillère municipale de Saint-Jérôme Nathalie Lasalle claque la porte du parti du maire Stéphane Maher.

L'élue du district #12 évoque plusieurs raisons dont le style de gestion du maire et de son entourage.

Par ailleurs, la conseillère Lasalle réfute l'argumentaire utilisé par le maire Maher, soit la parité homme-femme, pour justifier l'éviction, l'automne dernier, des conseillers Mario Fauteux et André Marion de l'équipe.

De plus, la représentante du secteur Bellefeuille soutient avoir été interpellée à plus d'une reprise par le maire et son adjoint exécutif afin d'éviter tout contact avec certaines personnes qualifiées "d'adversaires" aux yeux de la mairie.

À cet effet, elle fait état d'incidents survenus, notamment, après des rencontres avec le député de Saint-Jérôme et ex-conseiller municipal, Marc Bourcier, ainsi qu'avec des membres du diffuseur En Scène.

Refusant de commenter dans le cadre d'une entrevue, le maire de St-Jérôme, qui est actuellement en vacances avec sa famille, a préféré réagir par voie de communiqué.

« Nous respectons la décision de Mme Lasalle. Le travail d’équipe en politique est un défi constant. Nous souhaitons pouvoir continuer à collaborer dans le meilleur intérêt des Jérômiens. Ma porte demeurera toujours ouverte. », a indiqué Stéphane Maher.

 

Nous reproduisons, ici, la déclaration intégrale de la conseillère, maintenant indépendante, Nathalie Lasalle:

Je vous remercie de vous être déplacés pour ce point de presse.

J’annonce aujourd’hui, ma démission de l’équipe Stéphane Maher/Vision Saint-Jérôme.

Faisons un bref retour en arrière

Lors de l'élection 2013, on m'a approchée pour être candidate pour le parti Vision Saint-Jérôme. Les points importants, qui m’ont fait adhérer à ce parti, étaient la démocratie et la transparence avec le pouvoir du libre arbitre de l'élu, ce qui n'a cependant jamais été le cas. En surface, nous pouvions dire ce que l'on voulait, mais je me suis aperçue très rapidement que tout était déjà décidé d’avance par quatre personnes, soit Stéphane Maher, Simon Geraghty (l’adjoint exécutif du maire), Benoit Beaulieu et Gilles Robert. Les 4 années de mon premier mandat ont été très mouvementées et  jamais je n’ai senti que je pouvais m’exprimer librement dans le but de représenter adéquatement les citoyens et citoyennes qui m’ont élue.

Quelques exemples :

 En mai 2016, un collègue conseiller de notre équipe, Marc Bourcier (district #4) décide de se présenter comme candidat du Parti Québécois de Saint-Jérôme en vue de l’élection partielle. La haine du maire et de sa garde rapprochée s’est déchaînée. J’ai eu énormément de pression de la part du maire et de son adjoint exécutif, M. Simon Geraghty, afin que l’on se distance de leur nouvel ennemi (Marc Bourcier) et qu’on ne participe pas à la campagne électorale provinciale, pendant que lui (le maire) était constamment vu et photographié avec le candidat adverse, son bon ami, Bruno Laroche de la CAQ. À la fin de la campagne électorale en novembre 2016,  Mario Fauteux et moi avons pris une photo avec Marc Bourcier, photo qui a paru dans les journaux locaux. Le maire me l’a toujours reprochée. Depuis ce temps, ce n’est que reproches et réflexions sur les méchants péquistes. Ce fut des réunions très difficiles, car la pression montait régulièrement, ainsi que la haine contre Marc Bourcier et le Parti Québécois et pourtant, nous sommes sur la scène municipale. Il ne fallait plus parler ou être vu en public avec les gens de l’entourage de Marc Bourcier. Ils nous questionnaient constamment sur ce qui se passait ou ce que l’équipe de Bourcier mijotait supposément contre eux. Ils m’ont reproché à maintes reprises que je travaillais à monter un autre parti politique municipal contre Vision St-Jérôme, ce qui est faux. Je l’ai d’ailleurs dit au maire, mais cela n’a pas suffi à arrêter ses allusions et sa hargne. Vers la fin d’août début septembre 2017, le maire m’a fait venir à son bureau avec André Marion. Il nous a parlé de diverses choses et il nous a ordonné de ne plus faire des « like » sur Facebook  à diverses personnes qu’il considère comme nos  ennemis, dont tous les péquistes reconnus dans le comté. De plus, il nous a fait mention qu’il faisait surveiller nos Facebook personnels, afin de s’assurer que son image et son message passent bien. Il imposait ses idées et s’assurait de minimiser les nôtres. Il réprimandait nos publications à point de vue politique.

Campagne électorale 2017

 Je décide de me représenter dans l’équipe, espérant que la situation s’améliore dans le 2e mandat. Le maire, avec ses trois acolytes, élabore et nous impose une stratégie dont il dit que c’est pour nous éviter des élections et être élus par acclamation. Il n’a jamais été question à ce moment, de parité hommes/ femmes dans l’équipe. Pour ce faire, il va retenir nos bulletins de candidatures jusqu’à la dernière minute avant de nous  autoriser à les déposer. J’ai de sérieux doutes sur sa volonté de me garder comme candidate, car il me répète souvent qu’il me remettra mon bulletin à mon retour du travail le vendredi 6 octobre, ce qui me laissait peu de temps, soit une heure avant la fin des candidatures. Finalement après insistance, le 5 octobre en après-midi, je serai confirmée comme candidate pour Vision St-Jérôme, soit à 24h de la fin des mises en candidature. Depuis ce temps, j’ai appris par certaines personnes que mon nom était bel et bien sur « sa » liste des candidats à éjecter, mais vraisemblablement, il lui a manqué une candidate pour le faire. Ce qui s’est passé, lors des semaines précédentes et de la journée du 6 octobre dernier, a été largement commenté dans les journaux avec la sortie de Mario Fauteux et d’André Marion, suite à leur expulsion. Vous me permettrez d’ajouter que je ne peux accepter qu'on se serve de la cause des femmes pour obtenir la parité, au détriment de deux hommes de qualité. Ces hommes se sont investi chacun à leur façon avec intégrité et conviction dans leur travail. Ils ont acquis la confiance des fonctionnaires et des citoyens pendant leur mandat. Les femmes veulent obtenir l'égalité, certainement pas en écrasant les hommes de valeur. La belle parité, dont le maire se vante, n’est que le paravent du pouvoir des quatre mêmes hommes. Sachez que rien dans leur façon de faire ne relève d’un travail d’équipe.

Le respect est et doit demeurer une règle chère à mon identité. C'est pourquoi qu’aujourd'hui, je veux retrouver ma voix au sein de ce conseil de ville pour le bien des citoyens de mon quartier et pour l’ensemble des citoyens de Saint-Jérôme qui veulent eux aussi retrouver leur démocratie et notre transparence.

La  persécution s’intensifie

 Une fois l’élection passée, je ressens beaucoup de pression du maire et de Simon Geraghty. Leurs suspicions, leurs langages corporels, me font appréhender avec crainte les quatre prochaines années. Tout est contrôlé, imposé, on nous passe sans cesse des messages de ne pas fraterniser avec qui que ce soit qui n’est pas « des nôtres ». Comprendre ici toute personne qui a une opinion divergente à celle du quatuor. Lorsque l’on questionne leurs décisions, on se fait vite remettre à l’ordre sans tenir compte de nos arguments. Il y a là un climat malsain empêchant toute discussion, car les autres élus préfèrent « suivent la parade ».

 

Des exemples :

 Après le conseil de ville du 21 nov. 2017, l’adjoint exécutif du maire, Simon Geraghty m'interpelle à l’effet que je suis membre du groupe Facebook « Démocratie Saint-Jérôme », un nouveau groupe de discussion politique qui s’était formé dans les jours précédents et qui n’avait pas d’antécédents politiques encore.  Il est vrai que j'ai adhéré à ce groupe Facebook, mais après une demi-heure, je me suis retirée, car je me doutais que Simon m’espionnait et que j'aurais des remontrances. C’est ce qui s’est produit. Simon avait pris une photo du groupe Facebook en question ce qu'il me fit part et il m’apparaissait extrêmement fâché. Je lui sors mon iPad et lui prouve que je ne suis plus sur ce groupe Facebook. Il me dit par trois fois qu'il trouve cela extrêmement bizarre avec insistance et arrogance même si je n’ai rien écrit sur ce groupe Facebook.

À la séance du conseil de ville du 16 janvier 2018, j’ai été nommée sur le comité d’étude sur l’impact de la légalisation de la marijuana. Après la photo protocolaire, le journaliste Charles Michaud de Topo-Local me pose la question à savoir si j'ai déjà fumé de la marijuana. Je lui dis que oui, une fois à 16 ou 17 ans et que cela n'avait pas été une très belle expérience. À ce même moment, Madame Thibaut (ex-conseillère municipale et opposante de Vision St-Jérôme), me pose quelques questions sur le même sujet. Le maire me fait signe de venir immédiatement vers lui. Frustré et bête, il veut savoir ce que le journaliste m'a demandé et ce que je lui ai répondu. Visiblement fâché par ma réponse, il me dit avec agressivité, de ne plus jamais parler aux journalistes, de les référer à lui ou à Simon Geragthy. Ils m’ont ébranlée et par la suite, je suis allée voir Danny Paterson notre directeur de police, je lui ai demandé si j'avais fait une infraction quelconque dans ma déclaration, mais visiblement je n'avais rien fait de mal, juste dit la vérité.

 Par la suite, François Boyer (il était mon opposant lors de l’élection de 2013) me parle cordialement du déneigement de mon propre district. Ce dont il me parle est très pertinent. Il m'apporte de l'information pour mieux travailler. Simon Geraghty se tient volontairement près de moi et fait semblant, comme d’habitude, de texter tout en m'observant et en écoutant ce que je dis à Monsieur Boyer. Dès le départ de Monsieur Boyer, Simon Geraghty me rejoint et d’une voix brusque, me demande ce que Monsieur Boyer m’a dit et ce que moi je lui ai dit.

À partir de ce moment, ma coupe est pleine. Je ne comprends pas le harcèlement de Monsieur Geraghty à mon endroit, à savoir que tout ce que je fais, ce que je dis, ce que je publie, est surveillé et espionné à la minute près, pour le maire par son adjoint exécutif...un fonctionnaire.  Je suis foncièrement perturbée de subir cette surveillance indue à mon endroit.

Autre exemple

Suite à  l’inauguration de la salle de spectacle de Saint-Jérôme, le jeudi 18 janvier dernier, je fais une publication sur ma page Facebook. Le maire n’est pas sur la photo avec moi et la Ministre, et dans mon texte je fais honneur à Madame Gaétane Léveillé qui est récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée Nationale ce soir-là. Le lendemain, l’adjoint exécutif du maire m’a rejointe au téléphone vers 18h15 un vendredi soir ?? Il me reproche cette photo et mon texte en disant que ces gens-là (de « En Scène ») sont nos ennemis, qu’ils travaillent jour après jour pour nous détruire. Il va me mettre une pression indue sur ma froide implication dans le groupe et on discute abondamment du suivi et du harcèlement qu’il me fait. Il me mentionne que lui et le maire font tout pour faire ce que j’appelle, de « l’espionnage politique ».  Monsieur Geraghty me mentionne toute son implication politique partisane des dernières années pour neutraliser ceux qu’ils considèrent comme nos ennemis. Il me dira «  C’est le cœur de ma job ». Ils veulent me faire entrer dans le rang.

Je suis conseillère municipale et je ne peux plus supporter toute cette oppression, manipulation, harcèlement et persécution de la part d’un adjoint exécutif (haut fonctionnaire) ou d’un maire.

Je suis bien consciente qu’en me retirant du caucus, j’aurai droit à bien des répercussions de leurs parts, mais je vais continuer à remplir mon mandat au service des citoyens. Je vais continuer de travailler avec passion sur tous les mandats que l’on m’a confiés, dont celui du Comité sur le cannabis, sur le Conseil d’administration de l’OMH et comme Mandataire du Communautaire.

Je confirme ce que d’autres ont dit avant moi, comme l’a fait Alain Langlois en 2013 lors de son retrait de Vision St-Jérôme. Ce parti est constamment sous la gouverne d’une clique dont le climat est devenu des plus toxiques et suffocants. Par leur contrôle, leur acharnement et leur insistance sur ma vie privée et professionnelle, je me sens opprimée, agressée, manipulée,  espionnée et sous haute surveillance. Ils s’attaquent au pouvoir du libre arbitre de l’élu, en contrôlant et en gérant sans cesse mes relations, mes paroles et mes gestes. Je me retire de ce groupe, car la peur envahit mes pensées, perturbe ma vie privée et professionnelle et j’en perds mon sommeil.

Aujourd’hui le 8 mars, en cette Journée de la Femme, je reprends, pour tous les citoyens de Saint-Jérôme, ma liberté d’expression, de mouvement, de libre pensée et j’en suis très fière.

 

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